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Prise en main : démarrer avec son assistant IA

Trois idées avant tout le reste : vous lui parlez comme à quelqu’un, il ne retient que ce que vous lui demandez de retenir, et il n’envoie rien sans votre validation.

Cette page est le mode d’emploi des premières heures — écrite parce qu’une utilisatrice l’a demandée, et parce que la vraie question n’est jamais l’installation : c’est « comment je lui explique ma façon de travailler ».

Les trois étapes du démarrage

1

Connecter un canal

Depuis votre console personnelle, une carte par service : WhatsApp, Telegram, Google Workspace, Microsoft 365, Drive, OneDrive, Slack. Vous saisissez votre numéro, un code s’affiche, vous le validez depuis votre téléphone. Deux minutes, rien à installer.

2

Lui parler comme à quelqu’un

Une fois WhatsApp connecté, l’agent s’installe dans votre conversation « moi ». Vous lui écrivez, ou vous lui dictez : la transcription et la réponse vocale fonctionnent dans les deux sens, en français.

3

Lui dire comment vous travaillez

C’est l’étape que personne n’anticipe et qui change tout. Vos formats, vos priorités, votre vocabulaire, ce qu’il doit retenir et ce qu’il doit ignorer. Une demi-heure de mise au point vaut des semaines de corrections.

Vos trois premiers messages

Avant toute configuration, ces trois-là font gagner des semaines.

« Présente-toi : quelle est ta mission telle que tu la comprends, et que sais-tu de moi ? »

Il récite sa fiche d’identité. Vous voyez tout de suite ce qui a été écrit pour lui — et ce qui ne vous ressemble pas.

« Qu’est-ce que tu ne peux pas faire aujourd’hui ? »

Il liste les canaux non connectés et ce qui demande votre accord. Vous évitez de chercher une fonction qui n’est pas branchée.

« Voici comment je travaille : … Reformule-le et dis-moi ce que tu en retiens. »

La reformulation révèle les malentendus avant qu’ils ne se logent dans sa mémoire.

Lui donner vos instructions

Trois niveaux, du plus durable au plus quotidien.

Sa fiche d’identité

Mission, périmètre, ton, règles de prudence. Elle est écrite au démarrage avec vous et décrit votre métier : c’est le socle, il évolue de façon encadrée.

Sa gouvernance

La manière dont il range, cite et journalise ce qu’il apprend. Elle est prévue pour évoluer avec vous : « ajoute cette règle : toute fiche prospect indique sa source et sa date ».

Vos consignes du jour

Le ton d’un e-mail, le format d’un compte rendu, la priorité de la semaine. Ça se dit dans la conversation, sans cérémonie.

Une règle destinée à durer se formule explicitement — « retiens que mes comptes rendus se terminent par un tableau Action / Responsable / Échéance » vaut mieux que la même consigne glissée dans une demande ponctuelle, qu’il appliquera une fois avant de l’oublier.

Comment sa mémoire s’organise

L’agent tient deux mémoires. Sa mémoire de travail garde le fil : vos conversations, ses tâches en cours, vos préférences du moment. Sa mémoire de connaissance, elle, est un vault Obsidian dont il est le bibliothécaire — des fiches en texte simple, reliées entre elles, sourcées et datées, qu’il relit avant de répondre.

C’est le principe même de l’agent : la connaissance s’accumule au lieu d’être re-devinée à chaque conversation. La différence entre un assistant qui repart de zéro chaque matin et un assistant qui connaît vos dossiers dans six mois. Vous n’avez pas à le ranger — c’est son travail — et vous pouvez l’ouvrir dans Obsidian quand vous voulez.

Six prompts pour commencer

Aller plus loin : « tous les matins, fais ceci »

Une fois les bases posées, l’étape qui change le quotidien : les tâches récurrentes. Vous décrivez le rendez-vous en français, il se programme lui-même — pas de configuration, pas de syntaxe à apprendre.

Un automatisme produit un livrable — un résumé, une liste, un brouillon — qui vous attend. Il ne déclenche pas d’action vers l’extérieur sans votre accord.

Encore plus loin : lui faire tenir vos process

Le vrai saut n’est pas de lui confier des tâches, c’est de lui confier votre méthode. Vous décomposez une fois le déroulé d’un travail — les étapes, ce qu’il faut vérifier, ce qui doit sortir à la fin — il l’écrit dans sa mémoire, puis il l’applique et l’affine à chaque passage.

Lui faire écrire votre méthode

« Voici comment je traite un nouveau dossier : d’abord je vérifie X, ensuite je prépare Y, enfin j’envoie Z. Écris ce process dans ta mémoire, puis applique-le à ce dossier-ci. »

Lui faire découper avant d’agir

« Décompose cette tâche en étapes, dis-moi ce dont tu as besoin à chaque étape, et attends mon accord avant de commencer. »

Le faire consolider dans le temps

« Reprends les cinq derniers comptes rendus, sors ce qui revient à chaque fois, et propose-moi une trame réutilisable. »

Le faire s’améliorer

« Ce process a raté sur ce point. Corrige-le dans ta mémoire pour que ça ne se reproduise pas, et dis-moi ce que tu as changé. »

C’est là que l’agent cesse d’être un outil qu’on sollicite pour devenir une manière de travailler qui se transmet : un process écrit se relit, se corrige, et sert à quelqu’un d’autre que vous.

Ce qu’il ne fait pas

Le reste se voit mieux en direct

Une démonstration sur un cas à vous — un compte rendu, une boîte mail encombrée, un dossier qui traîne — dit plus qu’une page. Et si votre première question porte sur la confidentialité, elle a sa réponse écrite : sécurité et confidentialité des données.

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